Plage de Fautea Arinella di Fautea sous la tour génoise, une crique de carte postale

Le littoral corse compte plus de 1 000 kilomètres, mais seules quelques portions échappent à l’aménagement touristique intensif. Les plages sous protection patrimoniale y constituent une minorité, soumises à des règles strictes d’accès et de préservation. Dans le secteur de Fautea, l’autorisation de bâtir à proximité reste une exception rarissime, héritage d’un équilibre fragile entre intérêt écologique et attractivité. Certaines criques bénéficient d’un classement spécifique qui limite toute exploitation commerciale directe.

Ce qui rend la plage de Fautea unique parmi les joyaux du littoral corse

Depuis la route côtière, la plage de Fautea (Arinella di Fautea) attire le regard, nichée entre le maquis et une poignée de pins parasols. Ce ruban de sable blanc s’étend face à des eaux turquoise qui n’ont rien à envier aux plus beaux rivages corses. Pourtant, ici, la foule reste à distance : l’endroit ne cède pas à l’agitation de Porto-Vecchio ou de Bonifacio. Fautea a trouvé sa voie, entre prestige discret et atmosphère singulière.

Ce qui frappe d’emblée, c’est l’impression d’arriver dans un espace à part. La baie suit naturellement les contours du relief, le sable s’étire sans interruption, et aucune construction ne vient briser la perspective. On découvre un équilibre rare, presque fragile : la tranquillité règne, rythmée seulement par le passage lointain de quelques voiliers et la présence immuable de la tour génoise du XVIe siècle. Sur plusieurs centaines de mètres, la plage s’ouvre doucement, mariant pins, maquis et mer, sans béton ni discordance.

Voici pourquoi ce site ne ressemble à aucun autre sur l’île :

  • Sable blanc et eaux turquoise : ici, la palette de couleurs rivalise avec celles de Palombaggia ou Santa Giulia.
  • Proximité de la tour génoise : ce repère historique surplombe la baie et signe l’identité du lieu.
  • Préservation : aménagements réduits au strict minimum, accès motorisés limités, attention constante portée à la biodiversité du littoral.

Fautea, c’est une autre idée de la plage corse. Un coin préservé, sauvage, à quelques kilomètres de Porto-Vecchio et non loin des campings de la côte. La clarté de l’eau invite à la contemplation, le regard se laisse happer entre le sable clair et l’horizon bleu, où la lumière joue sans cesse ses variations méditerranéennes.

Homme âgé dessinant la calanque de Fautea

Secrets et atmosphère d’une crique préservée sous la tour génoise

Un peu à l’écart, à l’abri de la tour génoise, le temps prend un autre rythme. Un sentier discret traverse le maquis parfumé avant de déboucher sur cette crique de carte postale. Le sable blanc, d’une finesse presque irréelle, tranche avec la masse sombre des pins et l’intensité du bleu qui baigne la baie. Ici, pas de musique, pas de tumulte : seuls le ressac et le vent s’invitent à la fête. Le contraste avec les plages animées du sud de l’île est saisissant.

Quand le coucher de soleil approche, les couleurs se métamorphosent. Le ciel se teinte, la surface de l’eau se pare de reflets dorés, et la tour génoise veille, silhouette massive, témoin d’un passé défensif. Fautea ne se contente pas d’offrir une vue splendide : elle raconte une histoire, celle d’une Corse fière de son patrimoine et jalouse de sa nature.

Pour ceux qui aiment explorer, le secteur regorge de possibilités. Enfilant masque et tuba, les visiteurs longent les rochers à la recherche de bancs de poissons, d’herbiers marins, de jeux de lumière sous-marins. Chaque recoin dévoile des scènes vivantes, loin du bal incessant des restaurants et bars qui envahissent d’autres plages. Ici, la discrétion reste la règle. La plage, facile d’accès mais préservée, attire ceux qui cherchent le calme, loin de l’agitation de Santa Giulia ou du sable de Capo Feno.

Fautea n’a pas besoin d’artifices pour séduire. Elle s’impose par son authenticité, sa beauté sans fard, et cette impression rare de toucher à l’intemporel. Lorsque l’on quitte la plage, le souvenir qui persiste n’est pas celui d’une carte postale, mais d’un lieu qui a su traverser les modes et les saisons, sans jamais perdre son âme.

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