Circuler en Italie sans risquer de payer une amende

Passer quelques jours en Italie sans se soucier du code de la route, puis penser que tout s’arrête à la frontière ? Cette croyance a la vie dure. Pourtant, la réalité administrative n’a plus grand-chose à voir avec la carte postale des vacances tranquilles. Depuis plusieurs années, la République tchèque participe à un système européen qui permet de retrouver et sanctionner les conducteurs à l’étranger. Alors, que faire si une amende venue d’Italie atterrit dans votre boîte aux lettres ? Et que risque-t-on réellement en cas de non-paiement ?

Le système EUCARIS veille au grain

Depuis mars 2016, la République tchèque est connectée au système d’information EUCARIS, un dispositif de coopération entre États européens qui facilite l’échange de données relatives aux transports. Ce réseau permet de repérer rapidement les véhicules volés ou les fraudes à l’immatriculation. Mais dans la pratique, il sert surtout à identifier les propriétaires de véhicules étrangers ayant commis des infractions sur le territoire d’un autre État membre.

Concrètement, la République tchèque a relié son registre de véhicules à ceux des autres pays. Les autorités peuvent donc facilement retrouver à qui transmettre une contravention. Le volume est massif : chaque année, plus de 100 000 conducteurs tchèques reçoivent des convocations venues d’Autriche, et plus de 50 000 PV français traversent la frontière jusqu’en République tchèque. À l’inverse, la majorité des amendes tchèques sont adressées vers la Pologne et la Slovaquie.

L’excès de vitesse reste le motif le plus fréquent pour les conducteurs tchèques. Mais ces échanges de données concernent aussi bien d’autres fautes : le non-respect d’un feu rouge, l’usage du téléphone en roulant ou encore le stationnement illégal peuvent vite se traduire, dans certains pays, par des sanctions bien plus élevées qu’à la maison.

Quand l’amende traverse les frontières

Recevoir un avis d’infraction venu de l’étranger fait désormais partie du quotidien pour de nombreux automobilistes. Les textes européens imposent par ailleurs que la convocation vous soit adressée dans votre langue, coupant court à l’excuse de la barrière linguistique. Généralement, la lettre précise un numéro de dossier et les coordonnées bancaires nécessaires pour régler la somme réclamée.

L’envoi d’une amende nécessite peu de choses : une simple photo radar ou une image de caméra où la plaque d’immatriculation est identifiée suffit souvent. En Autriche, un simple courrier peut parfois servir de notification, sans photo à l’appui.

Dans de nombreux États européens, c’est le conducteur qui doit répondre de l’infraction. Tenter de désigner un tiers n’aboutit que si l’on peut fournir des preuves solides, ce qui reste rare.

Le délai d’arrivée de l’amende reste très variable : elle peut arriver en quelques jours, plusieurs semaines, voire des mois après l’infraction. Les règles de prescription évoluent, elles aussi, en fonction du pays. Par exemple, la France dispose de trois ans pour formuler la demande, alors que l’Italie garde dix ans pour réclamer son dû. S’imaginer que l’affaire sera vite oubliée serait une méprise.

Payer ou ignorer un PV étranger ?

Certains automobilistes tentent d’ignorer la sanction. Mais les moyens de pression d’un État étranger paraissent limités… jusqu’au prochain passage de frontière. Si vous retournez dans le pays en question, un simple contrôle peut suffire à compliquer sévèrement la suite de votre trajet.

Dans les cas sérieux, on peut bloquer ou saisir le véhicule, empêcher la poursuite du voyage ou envoyer la voiture à la fourrière. D’autres sanctions sont prévues : travail d’intérêt général, ou dans des situations très particulières, placement en détention pendant un court laps de temps. L’immense majorité des conducteurs professionnels préfère régler l’amende plutôt que de risquer l’arrêt complet de leur activité.

Une précision : une interdiction de conduire prononcée dans un pays donné ne vaut que sur son territoire. Si l’Allemagne retire des points, cela n’a aucune conséquence sur un permis étranger.

Les erreurs existent et il est possible de contester une amende. Les démarches se font obligatoirement dans la langue officielle du pays qui a émis le PV. Si le montant est élevé ou si vous êtes certain qu’une erreur a été commise, contacter un avocat spécialisé s’avère souvent utile.

Petit tour d’Europe des amendes : quels montants dans quel pays ?

Pour mieux anticiper, voici quelques repères sur les règles et tarifs rencontrés dans les pays les plus fréquentés par les conducteurs tchèques :

Slovaquie

Jusqu’à 20 km/h de dépassement en agglomération ou 30 km/h hors agglomération, il faut compter une amende maximale de 100 euros. En agglomération, un excès compris entre 20 et 50 km/h (ou 30 à 60 km/h hors agglo) peut coûter 600 euros. En cas de très grand excès, la somme grimpe à 1000 euros.

Autriche

Les sanctions tombent vite : pour 10 km/h supplémentaires, les amendes oscillent entre 20 et 726 euros, particulièrement sur autoroute. Refuser de régler peut aboutir à une peine de prison (un jour pour 90 euros impayés).

Allemagne

Le régime allemand semble modéré : 10 km/h au-dessus de la limite vous coûteront 10 euros hors agglomération, 15 euros en ville. Ensuite, la note grimpe à 80 euros hors ville, 100 euros en ville. Attention, un cumul d’infractions ou un excès conséquent peut aboutir à une interdiction de conduire d’un an dans le pays.

Italie

L’Italie sévit très vite en cas d’excès. Dès plus de 10 km/h de dépassement, l’amende varie de 41 à 168 euros. Pour un excès plus marqué, la sanction peut atteindre 674 euros.

France

La France ne manque pas de sévérité envers les conducteurs étrangers : plus de deux millions et demi de PV sont envoyés chaque année au-delà des frontières. Dépasser la vitesse autorisée, même de 2 km/h, entraîne une amende : jusqu’à 20 km/h au-dessus de la limite, comptez 60 euros. À partir de là, le montant grimpe à 135 euros.

Suisse

Les amendes suisses peuvent surprendre par leur rudesse. Dès 1 km/h de dépassement, l’amende s’élève à 40 CHF. Les tarifs sont indexés sur votre revenu, ce qui rend la sanction parfois très salée.

Abandonner ses PV derrière soi après avoir quitté l’Italie tient désormais du mythe. Les radars ignorent les frontières, et les convocations trouvent toujours leur chemin. Mieux vaut anticiper que de courir après un dossier qui, tôt ou tard, viendra vous rattraper.

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